12 novembre 2009
Fan de fanes
Vous les avez sûrement remarquées, sur les étals du marché (bio ou local, selon...), ces jolies bottes de carottes avec leurs fanes, vertes et finement découpées ?
Et une fois, à la maison, on se demande quoi en faire, non ? Au mieux, elles finissent au compost, au pire à la poubelle... et là, il n'y a rien de tel pour m'énerver, en fait... Alors on se creuse la cervelle et on profite du fait que le temps est aux bonnes soupes pour réaliser celle-ci :

Pour 4 à 6 personnes (çà dépend de l'appétit de chacune, et aussi de si on en fait un repas complet ou seulement une entrée)
2 belles bottes de carottes avec leurs fanes
2 pommes de terre
1 oignon
1 petit peu de beurre ou d'huile d'olive selon les goûts
de l'eau
sel, poivre
Séparez les fanes des carottes, laver soigneusement.
Nettoyer également une à deux carottes et couper en morceaux.
Eplucher et couper l'oignon en rondelles.
Mettre à revenir les légumes dans une cocotte avec le beurre ou l'huile.
Ajouter l'eau en suffisance.
Laisser cuire jusqu'à ce que tout soit tendre.
Mixer et déguster bien chaud.
Eventuellement il est possible (comme sur la photo) de rajouter quelques lardons revenus à la poêle avec du pain rassi coupé en dés.
Et c'est comme ç, que la soupe de fanes de carottes devient la soupe préférée n°2 du Minilutin (après la soupe de poissons, mais bon, çà çà pousse pas dans le jardin...)
29 mars 2009
dimanche douceur
Ceux qui me sont proches vous le diront, moi et les desserts, çà fait trois... du moins pour les préparer.
Parlez-moi d'un pot au feu, d'une soupe de rutabagas, d'un couscous ou pour faire plus raffiné d'une terrine de St Jacques, OK, mais sucreries et gâteaux, il faut vraiment que j'y sois obligée !
Alors, quand l'envie me prend, il ne faut surtout pas la laisser passer !!!
Aujourd'hui, un dessert que la famille adore et que je ne fais jamais (cqfd) : la mousse au chocolat.
Oui, mais une mousse vraiment au chocolat, pas travestie, pas détournée, et d'une simplicité enfantine.
Mousse au chocolat pour 6 personnes
6 oeufs bio et très frais celà va sans dire
1 tablette de chocolat noir à dessert bio
et le plus important : un minilutin très coopératif... (si vous n'avez pas, vous pouvez éventuellement le remplacer vous-même, mais je ne garantis pas le résultat...)
- Faire fondre le chocolat avec deux cuillères à soupe d'eau. Attendre qu'il ait un peu refroidi, puis ajouter les jaunes d'oeufs en mélangeant bien.
- Battre les blancs d'oeufs avec une pincée de sel, en neige très ferme.
- Demander au Minilutin de mélanger très délicatement (en soulevant avec une spatule) la préparation au chocolat avec les blancs d'oeufs.

- Mettre en petites coupelles.
- Laisser refroidir au moins deux heures au réfrigérateur.

Dégustez en famille ou en solo !
Accessoirement, il sera aussi nécessaire de bien débarbouiller le Minilutin...
05 janvier 2008
Douceurs provençales
La réponse était 
Un Noël sans gourmandises n'est pas Noël...
Cette année, exit fruits déguisés et truffes, mais des tentatives sur des douceurs très provençales.
Du nougat, recette familiale mais jusque là uniquement réalisée par Maminou et sa soeur...
réussite moyenne par le Lutin, mais des goûteurs indulgents ! Je n'en parlerais pas ici.
Et ma fierté de cette année : des calissons.
Une préparation relativement simple, sauf pour la découpe du glaçage, ratée cette fois-ci, mais je ne renonce pas : on apprend toujours de ses erreurs...
Après recherche, j'ai fait un "mix" de différentes recettes. Celà donne ceci :
Ingrédients :
- 125 g d'amandes en poudre
- 250 g de melon confit
- 50 g de miel
- 50 g d'oranges confites
- 125 g de sucre glace
- 1 cs d'eau de fleur d'oranger
- feuille(s) azyme
pour le glaçage
- 1/2 blanc d'oeuf
- sucre glace
- jus de citron

Dans une casserole, mettre les amandes en poudre, le sucre glace et l'eau de fleur d'oranger et cuire à feu doux environ 7 à 8 minutes jusqu'à l'obtention d'une pâte qui ne colle plus aux doigts. Ne pas dessécher davantage.
Mixer à grande vitesse la préparation précédente, le melon confit, le miel et les
oranges confites jusqu à obtention d'une pâte fine et bien homogène (s'il reste quelques morceaux fins de fruits confits, celà ne gêne en rien la dégustation).
Poser les feuilles de pain azyme sur le plan de travail. Poser dessus un cadre de 20 x 20 x 1 cm (cadre à pâtes de fruits par exemple). Personnellement, n'ayant pas ce genre de matériel, j'ai recouvert l'intérieur d'un plat carré en pyrex.
Verser l'appareil en couche régulière. On peut le lisser à la spatule légèrement humide pour l'égaliser si nécessaire. Laisser reposer et croûter au moins 12 heures.
Glaçage : sucre glace + blanc d'oeuf jusqu'à obtenir une pâte
assez ferme que l'on détendra avec quelques gouttes de jus de citron
pour obtenir une consistance pâteuse et une couleur brillante.
Recouvrir l'appareil du glacage.
Faire cuire 10 minutes à four tiède (100/110 degres th 3/4).
Laisser refroidir avant de découper.
Mes propres remarques à l'issue :
1. prendre un moule plus grand car, avec les proportions indiquées, on obtient une couche trop épaisse (plus d'1 cm).
2. le glaçage, une fois refroidi, est très friable. D'où une présentation peu soignée (donc pas de photo prise du résultat). Peut-être couper avant cuisson, ou attendre moins à la sortie du four...
3. c'est vraiment très bon, et les invités qui aiment risquent bien d'en avaler jusqu'à l'écoeurement si on ne les modère pas !!!!
A venir : une idée de dessert originale et facile à partir de ces mêmes calissons, testée et approuvée par les invités de la St Sylvestre !
04 janvier 2008
Gourmandise de Noël
Devinette
Qu'ai-je bien pu réaliser avec ceci ?
18 octobre 2007
Coing, coing, coing
Autre produit d'automne souvent oublié : le coing.

Certes, un fruit peu avenant : forme assez quelconque de poire, dur (ô combien ! et celà ne facilite pas sa découpe...) et impropre à la consommation tel quel... Mais il dégage un parfum et une saveur, à laquelle je ne sais résister.
N'ayant pas de cognassier moi-même, j'ai été ravie de voir ma voisine sonner avec un panier plein, demandant si je souhaitais m'en occuper. Parce que, oui ma bonne dame, il faut du temps pour en tirer le meilleur de ces chers ingrats... La transformation en images :



Et pour la pâte, eh bien, vous devrez attendre qu'elle ait fini de sécher !
Pour en savoir plus sur le coing, ses caractéristiques, ses apports nutritionnels, cliquez ici.
29 septembre 2007
Brassica napus
ou rutabaga... l'autre légume oublié de mon panier bio d'il y a deux semaines.
Souvenez-vous, là, à droite du patisson sur la photo.
Qui est-il ?
Encore appelé chou-navet, chou de Siam, choux suédois, il est un légume-racine appartenant à la famille des Brassicacées (crucifères), comme le navet, le radis, etc.
C'est en fait le résultat d'une hybridation entre un navet et chou, originaire d'Europe du Nord. Très utilisé au cours de la Seconde Guerre Mondiale (parce qu'un des seuls légumes courants du fait de sa rusticité), il en garde -de même que son "copain" le topinambour et même que son cousin le navet- une très mauvaise réputation (Trentenaires, essayez donc de dire à vos grands-parents que vous allez servir de l'un ou de l'autre et vous constaterez la réaction !!!).
Il est pourtant plein de bonnes choses : comme l'annonce Wikipédia, ce légume est riche en potassium, calcium, soufre, phosphore. Ses 10,5 % de matière sèche se décomposent en 7,5 % de glucides, 1,5 % de fibres alimentaires, 1% de protides, 0,5 % de lipides. Le rutabaga apporte en moyenne 34 kcalories aux 100 g.
Il a des vertus digestives( diurétique, laxatif, digestif, reminéralisant, désinfectant intestinal). Par ailleurs, d'aucun lui prête des vertus médicinales : sa consommation régulière (mais ceci semble valable pour tous les membres de la famille des crucifères) serait corrélée à une fréquence moins élevée de cancer.
A quoi ressemble-t-il et quel goût a-t-il ?
D'apparence assez proche du navet, il est cependant plus gros, un peu plus allongé et plus vert-jaune.
Son goût est également assez proche du navet, en plus doux (un peu sucré), à mon sens.
Comment l'épprécier ?
Légume d'automne, il se conserve bien et relativement longtemps (un à deux mois) au froid. Il se prête aux mêmes préparations que le navet (purée, soupe, sauté-caramélisé, frites, etc...).
Personnellement, je l'aime particulièrement en velouté (cuisson mi-eau mi-lait, et mixage soigné) avec un peu
de cerfeuil dessus.
A une prochaine fois !
20 septembre 2007
Pâtisson pas si tarte
A quoi ressemble-t-il ?
Eh bien, vous l'aviez vu dans le panier ici.
Mais il me semble plus opportun de faire un gros plan (image empruntée à Fabre Graines).

Mignon, non ?
Qui est-il ?
Voici la description qui en est faite par l'Aprifel :
"Le pâtisson tout comme la
courge ou la courgette (dont les compositions sont proches) est un
légume frais qui renferme une forte proportion d'eau : 92 %. Cette eau de constitution contient de nombreux minéraux dissous (ils atteignent au total 700 mg aux 100 g). Comme dans beaucoup
de végétaux frais, c'est le potassium qui arrive en tête (150 aux 100
g), suivi par le calcium (30 mg, ce qui est une teneur appréciable pour
un légume frais), le phosphore (23 mg), le chlore (18 mg) le magnésium
(8 mg) et le sodium (très peu abondant : moins de 2 mg). Il faut noter
qu'on y trouve aussi des oligo-éléments très variés, à
commencer par le fer (1,5 mg aux 100 g, ce qui situe le pâtisson parmi
les légumes bons fournisseurs de fer). Sont également présents le zinc
(0,26 mg), le manganèse (0,14 mg), le cuivre (0,04 mg), ainsi du bore,
du molybdène, de l'iode, du sélénium, en petites quantités.
Le pâtisson fait partie des légumes peu énergétiques : 22 kcalories (92 kJoules) aux 100 g. Sa teneur en glucides est en effet modeste (environ 3 g aux 100 g), et ses autres constituants énergétiques sont également peu abondants (1,6 g de protéines, 0,4 g de lipides).
Ses glucides (ou sucres) sont constitués essentiellement par du
fructose et du glucose, à parts sensiblement égales (le saccharose n'y
figure qu'en très faibles quantités).
Son apport vitaminique
se caractérise par une grande diversité : le pâtisson fournit des
quantités non négligeables de vitamine C (17 mg aux 100 g), de
vitamines du groupe B (B1 : 0,21 mg ; B2 : 0,08 mg ; B3 : 0,4 mg ; B6 :
0,12 mg) et de vitamine E (1,1 mg aux 100 g, un taux élevé pour un
légume frais). Enfin, il renferme aussi de la provitamine A, dont la
teneur toutefois ne dépasse pas 0,2 mg (il s'agit d'un légume dont la
chair est peu colorée, or la provitamine A est l'un des pigments
caroténoïdes jaune-orangé).
Les fibres du pâtisson (1,1
g aux 100 g) sont constituées pour l'essentiel par des hémicelluloses
et des celluloses, les fibres solubles ne représentant pas plus de 20 %
du total. "
En résumé, un des nombreux membres de la famille des courges, citrouilles, melons et autres concombres... soit une cucurbitacée. Aqueux,
porteur de nombreux minéraux, vitamines et oligo-éléments, il reste peu
énergétique (intéressant pour ceux -celles- qui surveillent leur
ligne ! ).
Et quel goût a-t-il ?
En vérité, assez proche de celui de la courgette... en moins aqueux, plus prononcé, nuancé d'artichaut et de noisette. Il est très doux sans aucun doute, ce qui permet aux enfants (j'entends, ceux qui sont habitués à manger autre chose que pâtes et frites et qui n'ont pas peur de l'aventure qui consiste à goûter de nouvelles choses) de l'apprécier.
Comment l'apprécier ?
C'est -bien sûr- un légume d'automne, que l'on peut trouver à partir de septembre et dont la pleine saison se situe plutôt en octobre et novembre.
En général, on le conseille cuit. Mais très petit, il semble pouvoir être dégusté cru en salade ou confit dans du vinaigre (façon pickles). Plus gros, il pourra être farci, mis en purée, en gratin ou en soupe. On trouve pas mal de recettes différentes sur le web, des faciles, des rapides, en passant par d'autres un poil exotiques, ou plus raffinées dans leur présentation.
Personnellement, j'ai choisi une préparation simple et avec le moins d' "ajouts" possibles afin de préserver au mieux la saveur propre du pâtisson. A faire découvrir un légume, autant que son goût ne soit pas masqué...
En deux temps, trois mouvements, voici la marche à suivre :
1. Cuire le pâtisson entier dans de l'eau bouillante, jusqu'à ce qu'il soit tendre (planter la lame d'un couteau pour vérifier). A la cocotte minute, durée = environ 15min pour un patisson de près d'un kilo.
2. L'égoutter, le refroidir (mieux pour éviter les brûlures !), puis l'éplucher (opération rendue très facile par la cuisson préalable) et couper la chair en cubes (ni trop gros ni trop petits).
3. Faire dessécher légérement les cubes obtenus dans une sauteuse chaude avec une petite noix de beurre (pour que celà n'attache pas), saupoudrer de persil plat haché et de quelques noisettes concassées avant de servir (celà réhausse le goût du pâtisson lui-même).
Voilà ! Bon appétit...
NB : pas de photo, il a été mangé entièrement sitôt prêt !!!!
Beau, bon et bénéfique pour la santé : que demander de mieux ?!











